Les responsables de la sécurité routière peuvent suspendre le permis des conducteurs dont le taux d’alcoolémie est élevé. Cette suspension peut avoir de nombreuses conséquences comme l’annulation du contrat d’assurance auto. Sans permis et sans assurance, vous ne pouvez plus circuler et vos déplacements peuvent être compliqués. Ainsi, vous devez trouver une solution pour faciliter votre quotidien. Pourquoi ne pas souscrire à une nouvelle assurance ?

Utiliser un autre véhicule et souscrire l’assurance correspondante

Après la suspension de votre permis, vous n’avez plus le droit de conduire votre voiture. Dans ce cas, vous êtes contraint de trouver des solutions pour faciliter vos déplacements quotidiens. Deux solutions se présentent à vous : louer une autre voiture ou utiliser un autre moyen de locomotion. Dans le premier cas, vous n’avez plus besoin de souscrire à une assurance. Ce devoir incombe à l’entreprise de location. Par contre, dans le second cas, vous devez vous servir d’un véhicule assuré. Il est important de noter qu’un manquement aux règlements en vigueur peut être sanctionné d’une amende. Si vous conduisez sans assurance, vous risquez de payer 3750 euros d’amende.

Cependant, s’assurer après une suspension de permis pour alcoolémie n’est pas évident. Vous êtes classé comme un client à risques. Seuls les établissements spécialisés peuvent vous fournir la couverture dont vous avez besoin. Ils couvrent les conducteurs sanctionnés, comme ceux avec un permis suspendu, avec malus, contrat annulé pour non-versement des cotisations ou à cause d’un sinistre ou taux d’alcoolémie élevé lors d’un contrôle. En faisant appel à ces professionnels, vous disposez de plusieurs choix de garanties. Cliquez ici pour plus d’infos. Vous pouvez également comparer les offres et envoyer des demandes de devis en ligne. De nombreux sites se spécialisent dans ces domaines. Faire appel au Bureau central de la tarification est une autre option possible pour se faire assurer après une suspension de permis. Conformément à la loi, il peut saisir votre assureur et l’obliger à vous prendre en charge.

Profiter de son ancien contrat avec des primes majorées

Si les services offerts par votre assureur habituel vous satisfont, vous pouvez continuer à profiter de ses services. Pour cela, assurez-vous qu’il puisse continuer à vous couvrir. Vous devez également vous informer sur ses exigences. En général, les professionnels appliquent des majorations sur les primes mensuelles. Conformément à l’article A335-9-2 du Code des assurances, le calcul se fait en fonction de la durée de la suspension de votre permis. Votre permis est suspendu pour une période de 2 à 6 mois ? Une majoration de 50 % s’applique. Au-delà de 6 mois, elle est de 100 %. Votre permis est annulé définitivement ou a subi de nombreuses suspensions qui dépassent les deux mois (Article A.121-1) ? Vos primes peuvent augmenter de 200 %.

Toutefois, tous les clients n’ont pas ce privilège. S’assurer après une suspension de permis pour alcoolémie n’est pas possible pour tout le monde. L’assureur peut même annuler définitivement un contrat en cas d’infraction. Votre permis est suspendu pour plus d’un mois ? Vous devez vous préparer à cette éventualité. Il vous adresse une lettre de résiliation par courrier recommandé un mois avant l’annulation du contrat. Il rembourse les cotisations que vous avez déjà versées.

Se faire assurer en tant que second conducteur

Il est difficile de regagner la confiance des assureurs après avoir commis une infraction. Ce problème est d’autant plus grave en cas d’annulation définitive du contrat. Pour s’assurer après une suspension de permis pour alcoolémie, vous pouvez envisager de souscrire à une offre pour les seconds conducteurs. Il s’agit d’une offre qui vous permet de profiter de la couverture d’un proche. Dans ce cas, la prime subit également une majoration. Il est possible que l’assureur rejette votre demande. Vous pouvez envisager cette solution durant la période probatoire.

Pour vous aider à bien comprendre votre situation, vous pouvez repasser votre permis après son annulation. Dans ce cas, vous bénéficiez d’une sorte de période d’essai d’une durée de trois ans. Au début, vous bénéficiez de 6 points. Ceux-ci peuvent arriver jusqu’à 12 points si vous ne commettez aucune infraction. Pour obtenir ce nouveau permis, vous n’avez pas forcément besoin de passer les épreuves théoriques. Dans ce cas, il est inutile de mettre la lettre « A » sur votre véhicule, qui est un marquage indispensable pour tous les nouveaux conducteurs. Il n’est également pas indispensable de respecter la limitation de vitesse qui s’adresse aux nouveaux conducteurs. Vous pouvez choisir cette solution du conducteur secondaire si vous êtes en couple.

Jouer la carte de la transparence, une condition importante

Afin de profiter de ces différentes assurances, vous devez vous soumettre à certaines règles. La première d’entre elles est la déclaration de la suspension de permis à l’assureur. Il s’agit d’une exigence de l’article L.113-4 du Code des assurances. En ne vous y conformant pas, vous risquez d’être sanctionné. Il peut rejeter vos éventuelles demandes d’indemnisation en cas d’incidents et résilier immédiatement votre contrat. Vous devez notifier votre situation à l’établissement concerné dans les 15 jours qui suivent l’infraction. Pour cela, vous devez lui adresser une lettre recommandée avec accusé de réception.

Une fausse déclaration est également une mauvaise idée. Vous décidez de cacher votre cas à votre assureur ? Vous risquez de perdre définitivement votre contrat. Dans le pire des cas, votre assureur peut vous poursuivre en justice. Vous devez savoir qu’il est capable de recueillir les informations exactes sur votre passé de conducteur. Même si dire la vérité entraine la majoration de votre prime, cela reste la décision la plus raisonnable à prendre. Ainsi, vous avez plus de chance de retrouver vos droits d’assuré. Une fois la période probatoire passée, vos tarifs sont revus à la baisse. En parlant de transparence, elle s’impose à vous si vous choisissez de devenir conducteur secondaire. Vous ne devez, en aucun cas, prendre la place du conducteur titulaire du contrat. Il s’agit d’une déclaration mensongère. Dans ce cas, aucune garantie ne vous sera accordée en cas d’accident.