Chrétien de Troyes (1135 – 1190) compte parmi les plus célèbres représentants de la poésie française médiévale, une notoriété sans doute liée à la production d’œuvres littéraires pointues non dépourvues de la prodigieuse combinaison héroïco-érotique responsable de la naissance des chroniques légendaires du roman courtois-chivalrique du soi-disant « cycle arthurien », c’est-à-dire de l’ensemble des réélaborations, dans une tonalité accentuée, des grandes légendes et des mythes celtiques profanes mis en lumière, au cœur des îles britanniques luxuriantes, entre l’an 1000 et 1492.

La vie de Chrétien de Troyes n’est, malheureusement, pas très bien définie, car elle découle en grande partie des anciennes et brèves introductions qui ont précédé ses chefs-d’œuvre. Il travaille à la cour de Troyes entre 1160 et 1180, sous la protection de Marie de Champagne, et est, ensuite, accueilli à la cour d’Alsace de Philippe Ier (1143 – 1191), comte de Flandre, entre 1175 et 1190.

Chrétien de Troyes a écrit des chansons d’amour à la manière des troubadours et cinq romans :

La véritable histoire du roi Arthur

Au Ve siècle de notre ère, les invasions barbares ont mis à rude épreuve la stabilité de l’Empire romain d’Occident. Dans une tentative d’endiguer la marée destructrice des Wisigoths vers Rome, vers 410 après J.-C., l’armée romaine a décidé d’abandonner la Grande-Bretagne et de rejoindre les rangs de l’armée romaine. Dans une tentative d’endiguer la vague de destruction wisigothe à Rome vers 410, l’armée romaine décide d’abandonner la Grande-Bretagne et de rejoindre les contingents, déjà, présents dans la péninsule italienne.

Un chef de tribu nommé Vortigern se soulève et se proclame roi de Grande-Bretagne. Opposé aux Pictes, il demande en 433 après J.-C. le soutien de hordes de mercenaires saxons pour renforcer son armée.

Incapable de rembourser ses dettes aux mercenaires, Vortigern est privé de vastes étendues de territoire, des possessions qui ne seront récupérées que grâce à l’intervention du commandant romain Ambrosius Aurelianus.

À la mort de Vortigern, son frère Uther Pendragon avait repris le trône. L’un de ses commandants les plus intrépides s’appelait Artorius, le légendaire roi Arthur.

C’est grâce au roi Arthur que « les Saxons ont été contrecarrés de la manière la plus fière par une série de batailles, dont la dernière, l’affrontement du mont Badon, en 518 après J.-C. ». (WILSON).

Après avoir passé les dernières années de sa vie à essayer de réunir son peuple, Arthur meurt des mains de son neveu Mordred à la bataille de Camlann.

Le corps sans vie du roi Arthur a été enterré sur l’ancienne île d’Avalon, l’actuel Glastonbury, et « comme le lieu d’enterrement devait nécessairement rester secret pour empêcher les Saxons de profaner la tombe, la légende est née selon laquelle le roi Arthur était, toujours, vivant et prêt à aider son peuple en cas de besoin » (Wilson).

Il Graal

Il y a peu d’histoires qui perdurent dans le mythe et l’histoire du Graal est l’une d’entre elles. La figure du Graal apparaît, pour la première fois, dans Perceval de Chrétien de Troyes, où il est présenté aux lecteurs sous la forme d’un plat serti de pierres précieuses, mais selon la théorie la plus connue, grâce à la renommée des Templiers, il ne serait rien d’autre qu’une coupe qui a, d’abord, été utilisée par le Messie pour célébrer le sacrement de l’Eucharistie, puis par Joseph d’Arimathie pour recueillir le sang du Christ, après la crucifixion.

Attribuer une fonction ou une forme au Graal est, totalement, impossible ; Dan Brown, dans son Da Vinci Code, le situe dans le ventre de Marie, l’identifiant non plus comme un simple objet mais comme un écrin humain contenant le corps et le sang de celui qui allait racheter le monde.

Selon les anciennes légendes, le Graal serait une pierre tombée de la couronne de Lucifer, lors de l’affrontement entre le bien et le mal. Récemment, l’historien Daniel Scavone a suggéré que le Graal était en fait le Saint Suaire, en tant qu’objet lié à la mort de Jésus et ayant peut-être été en contact avec le sang du Rédempteur.

La quête du Graal n’est pas marginalement liée à la découverte d’un objet, mais s’accompagne d' »une révélation ésotérique concernant les plus hauts mystères de la foi ».