Si passionnante qu’elle fut, la trilogie Batman de Christopher Nolan avait de quoi surprendre un public habitué au travail de Burton ou de Schumacher quant aux aventures du justicier de Gotham. Au revoir le fantasque sur-coloré des capes et l’exotisme stéréotypé des malfrats des rues. Place à une noire mélancolie d’un Batman froid et désabusé, aux prises avec ses peurs et avec des adversaires qui ne sont pas sans évoquer l’angoisse du terrorisme et du monde actuel qui plane sur les consciences depuis plus d’une décennie.

Qu’il s’agisse du milliardaire de Gotham, du « jeune monte-en-l’air » du Queens ou du cardiaque en armure des Avengers, le masque et la double-identité ont pris indéniablement dans les récentes productions graphiques et cinématographique une dimension plus tragique et profonde qu’auparavant…reste à comprendre les implications de ce changement, surtout quand le fils de Krypton fait son grand retour.